« Il a du talent, de l’ambition, il travaille : trois qualités pour réussir dans le métier. »
Simon ABADIE (Formula Renault 3.5 Series - Tech One)

« Ce qui caractérise Charles, c’est sa finesse de pilotage. Cela lui donne un avantage dans les qualifications. Il use également moins ses pneus, ce qui fait la différence sur les fins de course. »
Eric BERNARD (Ancien pilote de F1)

« Charles a toujours eu comme objectif la Formule 1. Son officialisation chez Marussia Virgin Racing est l’aboutissement du travail accompli depuis de nombreuses années. Derrière son look de surfeur se cache un compétiteur né avec une pointe de vitesse incontestable, qui va faire de nouveau briller les couleurs françaises au plus haut niveau. »
Morgan CARON (FFSA)

« Charles a toujours été un metteur au point hors pair. Il a travaillé sans compter. »
Nicolas MONI (Karting)

« Charles est un sportif complet. Au-delà de ses qualités de compétiteur, il a la tête bien faite. Son éducation et sa capacité d’analyse seront un atout dans l’évolution de sa carrière. »
Lawrence FRANKOPAN (Lagardère Unlimited)

Charles, c’est officiel, vous voilà en Formule 1, quel est votre sentiment ? On imagine qu’il s’agit d’une grande joie…

Oui, c’est magnifique, c’est vrai que je suis très heureux. Je travaille depuis longtemps pour atteindre ce premier objectif. Je suis fier pour toute l’équipe qui a travaillé à mes côtés. C’est beaucoup d’émotion. Il va falloir maintenant se concentrer sur le deuxième objectif : apprendre vite cette année pour être capable d’apporter à l’écurie et de faire progresser la voiture.

La Formule 1 représente le must de la discipline et était privée de Français depuis presque deux saisons, avezvous conscience de l’impact de cette signature pour tout le sport automobile tricolore ?

C’est bien sûr très positif pour le sport automobile français. C’est aussi une grande fierté de pouvoir représenter son pays en Formule 1. Nous étions quatre à pouvoir prétendre à un baquet. On croise les doigts pour les autres.

Vous aurez à peine 22 ans lors du début de la saison 2012, votre progression apparaît fulgurante aux yeux du grand public. Cette annonce est-elle pour vous le résultat d’un tableau de marche idéal, constitué de karting, de Formule Renault puis de GP2 ?

Je ne crois pas qu’il y ait de tableau de marche idéal. Il est clair que le parcours que nous avons choisi m’a bien préparé. Je suis jeune. J’ai donc encore beaucoup de choses à apprendre, beaucoup d’expérience à acquérir. Aujourd’hui il n’y a que six jours d’essais avant le démarrage de la saison. Pour un rookie comme moi ce n’est pas beaucoup. L’objectif sera de travailler très dur cet hiver et de mettre à profit les deux mois de trêve pour digérer un maximum d’informations afin d’arriver le plus prêt possible lors des premières courses.

L’apport de Lagardère Unlimited, la cellule qui vous a épaulé avec Olivier Panis, a-t-il été capital ?

Le duo Lagardère Unlimited - Olivier Panis a effectivement été un élément important. Le savoir-faire de Lagardère dans la gestion de la carrière des sportifs ainsi que sa capacité à trouver des sponsors ont été un avantage. L’expérience et le relationnel d’Olivier Panis en F1 ont aussi fortement contribué à notre réussite. Mais il ne faut pas oublier que l’élément clef reste la performance du pilote et les qualités qu’il démontre durant la saison.

Votre victoire en GP2 à Monaco cette saison, quinze ans pile après la victoire de Panis en F1, la dernière d’un pilote français, apparaît aujourd’hui comme un très beau passage de témoin, estce aussi votre sentiment ? Quel rôle a-t-il joué et jouera-t-il ces prochaines semaines ?

C’est vrai que cette victoire à Monaco a été une sensation particulière. Ce n’est pas vraiment une course française mais c’est la seule qui s’en rapproche. Gagner là-bas pour la deuxième fois était super. Il y avait en plus le petit clin d’oeil à Olivier, c’était génial ! Il a réalisé une belle carrière en F1, et il a beaucoup d’expérience. Il est respecté. Partager des moments avec lui, écouter ses conseils m’a beaucoup apporté cette année. Il sera évidemment à mes côtés la saison prochaine, et c’est une grande chance.

Il a fallu aussi convaincre cette équipe Marussia lors des rookies days (tests pour jeunes pilotes) d’Abu Dhabi… Trois semaines plus tard, avec un peu de recul, quelle est votre analyse de ces premiers tours de roue en F1 ?

Ce n’était pas très facile car il s’agissait effectivement de mes tous premiers tours de roue en F1. Il y avait l’excitation et le stress de la première fois à gérer. J’étais très concentré pour donner le meilleur de moi-même. La principale différence avec le GP2, au niveau de la performance, se ressent dans les rapides et sur les gros freinages. Il y a aussi beaucoup plus d’infos et de choses à gérer sur la piste. L’objectif était de s’adapter vite, d’absorber le maximum d’informations et de faire du bon boulot. Plus que la recherche de la performance pure, il s’agissait de finir le programme de tests mis en place et d’être capable de donner de bonnes informations aux ingénieurs. Au final, nous avons fait deux très bons jours d’essais. Maintenant que le contrat est signé, il faut se concentrer sur l’avenir !

Novembre 2011