Quand les pneus ne suivent plus…

Depuis sa 10ème place sur la grille, Charles Pic comptait bien accrocher le wagon de tête aujourd’hui et inscrire quelques points lors de cette seconde course du week-end. Une fois de plus, c’est en attaquant que Charles  parvient à décrocher la 8ème place finale, mais les problèmes de dégradation pneumatiques ont refait surface et empêché le jeune Français de mieux se classer. Il reste à l’équipe Arden International, une semaine et demie pour tenter de corriger définitivement ce souci et viser le podium à Hockenheim…

 

 

Charles, comment s’est passée ta course ?

 

Sans être catastrophique, mon départ n’a pas été excellent. Je m’élançais du côté droit de la piste qui est le plus sale et donc avec le moins de grip au départ. Je n’ai pas pu contenir Jérôme d’Ambrosio qui partait du côté propre. J’étais plus rapide que lui en première partie de course et j’ai pu porter une première attaque au 6ème tour. Deux tours plus tard, j’ai pu le passer et remonter rapidement sur Van Der Garde puisqu’en trois tours je lui ai repris deux secondes. Ensuite la dégradation de mes pneus ne m’a pas permis de l’attaquer et j’ai dû gérer le retour de Filipi. L’erreur de Viétoris dans le dernier tour me permet de finir 8ème. Pas exactement ce que j’espérais en arrivant ici…

 

 

Les problèmes de dégradations qui semblaient avoir été résolus hier sont réapparus aujourd’hui…

 

Effectivement, nous avions trouvé une bonne direction de travail hier mais aujourd’hui j’ai de nouveau perdu le potentiel de mes pneus trop rapidement. J’ai certes beaucoup attaqué pour revenir sur Van Der Garde, ce qui m’a ensuite obligé à ralentir un peu pour faire retomber la température de mes gommes, mais d’une manière générale la dégradation aura de nouveau été problématique aujourd’hui. Cela se joue au final à peu de chose, mais il nous manque encore un petit élément pour nous permettre de maintenir notre performance jusqu’au bout de la course. Dans quinze jours à Hockenheim, j’espère bien pouvoir réaliser un meilleur week-end et bénéficier pleinement des essais libres pour apprendre ce tracé que je ne connais pas. D’ici là, j’aurai passé du temps à l’usine avec l’équipe pour bien débriefer mes deux courses de Silverstone et préparer le prochain déplacement. A nous de tout mettre bout à bout pour réaliser un week-end solide en Allemagne.